Le mohair provient de la chèvre angora, et non du lapin angora. Ses fibres sont naturellement brillantes, résilientes et plus lisses en surface que beaucoup de laines de mouton. Selon l’âge de l’animal et la filature, il peut être fin et vaporeux ou assez solide pour une étoffe structurée. Il est souvent mélangé à la laine, la soie ou des fibres synthétiques afin d’équilibrer douceur, tenue et prix.
Toucher et apparence
Observez le vêtement en lumière latérale. Un beau halo doit rester régulier plutôt que former des amas isolés. Passez la main doucement dans un seul sens : le poil doit se coucher sans découvrir de bandes nues. Une surface longue et brossée est spectaculaire, mais plus sensible aux frottements et peut perdre quelques fibres au début. En tailleur, une petite proportion de mohair donne du nerf à la laine et aide pantalon ou veste à récupérer après un pli.
Testez le confort au cou ou à l’intérieur du poignet, pas seulement dans la paume. Une fibre fine peut encore chatouiller une peau sensible, et chaque élément d’un mélange influence le toucher. Examinez aisselles, poignets, zones sous le sac et assise : le poil s’y tasse d’abord. Le mohair est résilient, mais le frottement répété comprime son halo et modifie la lumière.
Entretien
Aérez entre les ports et laissez de l’espace autour du poil dans l’armoire. Brossez uniquement avec un outil pour laine délicate, sans tirer les fibres libres. Suivez l’étiquette : les pièces structurées demandent généralement un professionnel ; une maille lavable exige eau froide, lessive laine et très peu d’agitation. Soutenez le vêtement mouillé, séchez à plat et relevez le poil par une vapeur distante. Évitez chaleur, sèche-linge et rouleaux très adhésifs.
Choisissez le mohair pour sa chaleur légère, son ressort et son éclat discret. Le meilleur n’est pas le plus poilu, mais celui dont le mélange sert réellement la coupe.